Bonjour.

Dans cet article, je vais vous présenter rapidement 4 études qui nous permettent aujourd’hui d’affirmer de manière scientifique et empirique que le public préfère l’architecture traditionnelle.

Venons en au concret !

Etude de YouGov : 77 % des gens préfèrent l’architecture traditionnelle

77 % des répondants (or répondants sans avis) à cette étude affirment préférer les bâtiments au style traditionnel plutôt que ceux au style contemporain.

Ces résultats sont sans appel et, comme le fait remarquer Robert Adam, le directeur de ADAM Architecture : « n’oublions pas que ce sont les architectes qui détiennent les prix d’architectures. Cette étude révèle juste à quel point les projets architecturaux sont loins de ce que le public souhaite ».

N’oubliez pas de partager cet article afin de démontrer au monde que l’architecture traditionnelle est magnifique !

Etude universitaire : la majorité des répondants préfère les rues au style traditionnel

La thèse écrite par Peter Olsson (que je salue au passage) et Christian Möller sur le sujet de l’architecture nous affirme dans sa conclusion ceci : « Un certain nombre d’attributs ont été identifiés comme étant importants pour qu’une zone soit perçue comme esthétique. Ils sont énumérés ci-dessous : – Équilibre entre uniformité et variété – Richesse des détails – Style traditionnel – Originalité – Lien avec le lieu – Richesse de couleur Il existe également un lien étroit entre le désir de séjourner dans un lieu et le désir de montrer un lieu à un touriste avec la beauté d’une région. ».

Pour aller plus loin, leurs recherches ont même démontré de façon empirique que les personnes sondées préféraient largement la beauté des rues au style traditionnel que les rues au style contemporain.

Traduction en français de ce que dit la thèse au chapitre 5.1.1.

5.1 Préférences dans l’environnement bâti

5.1.1. Beauté perçue Il a été demandé aux personnes interrogées d’évaluer la beauté perçue des différentes rues sur une échelle de 1 à 7, où 1 signifiait laide et 7, belle. Storgatan est la rue qui a reçu la note la plus élevée, avec 6,61, suivie d’assez près par Mellangatan avec une note de 6,31. Le développement mixte de Teatergatan est arrivé troisième avec son 3,75. Styrfarten a obtenu 2,88 et Vegagatan seulement 1,43. Il convient de noter que seuls les environnements avec des bâtiments entièrement traditionnels ont reçu une note supérieure à la moyenne, qui était dans ce cas de 4,0, et semblent donc être perçus comme plus beaux que laids. Cela correspond bien à notre théorie, puisque le même schéma peut être observé dans les travaux de Granström et Wahlström, où seul l’environnement construit traditionnellement satisfaisait les préférences identifiées en matière d’architecture extérieure (Granström & Wahlström, 2017). L’environnement avec une colonie en partie traditionnelle et en partie moderne plus typique, Teatergatan, n’a pas atteint le Moyen Âge. Le développement très mixte a conduit à ce que la rue reçoive des notes très dispersées, même si seulement trois personnes lui ont attribué la note 7 tandis que dix-sept personnes lui ont attribué la note la plus basse. La plupart ont choisi l’option neutre. Cependant, Teatergatan a reçu une note moyenne plus élevée que Styrfarten et Vegagatan, ce qui peut être considéré comme ayant une expression plus uniforme et moderniste. Vegagatan a clairement reçu la note la plus basse, même si les bâtiments ont été construits il y a 40 à 50 ans. Cela va à l’encontre de l’hypothèse répandue selon laquelle la beauté est purement culturelle et varie dans le temps, et que les gens apprennent à apprécier l’esthétique architecturale après, disons, quelques décennies. Il faut également dire que, bien que l’esthétique des bâtiments ait une expression très typique pour leur époque, certains bâtiments ont été construits dans un style moderniste similaire depuis quelques décennies sans gagner la faveur du public. Cela va également bien avec la théorie de la psychologie environnementale qui souligne que les différences entre ce que les gens trouvent attrayant sont minimes et qu’elles varient très peu dans le temps. Cela incite également à comprendre comment créer des environnements esthétiquement agréables et quels attributs sont recherchés dans l’environnement bâti. Une compréhension approfondie des préférences gustatives des gens peut également être importante dans la création d’une marque réussie pour un bâtiment, une zone ou une ville. À savoir, les marques à succès ont, en plus d’un produit qui répond aux exigences fonctionnelles des consommateurs, également des valeurs ajoutées qui répondent à leurs besoins psychologiques (L.M. Wood, 2010). Cela peut être résumé par le mot valeur ajoutée. Une bonne esthétique peut contribuer à des sentiments et des associations positifs et ainsi créer de la valeur ajoutée pour ceux qui consomment le lieu. Ces valeurs, bien qu’intangibles, sont bien réelles (Chernatony et McDonald, 1992). Des recherches antérieures montrent également que le véritable obstacle à l’introduction des attributs identifiés ne réside pas dans les contraintes financières, mais plutôt dans le fait que le problème réside au niveau des individus ou des processus, ce qui laisse place à des améliorations (Granström & Wahlström, 2017).

Comment pourrait-on détester ce promener dans ce genre de quartier ?

Etude de Sandra Shannon : 3/4 des répondants préfèrent les bâtiments anciens

Ce résumé d’étude nous apprend que 75 % des répondants préfèrent les bâtiments anciens aux bâtiments modernes. De plus, la préservation du patrimoine historique est dans le top 3 des priorités d’une ville selon les répondants avec le développement économique et le paysagisme.

Les statistiques démontrent également que la préférence pour l’architecture traditionnelle est universelle et ne dépend pas de l’âge, du sexe ou quoi que ce soit de spécifique aux individus.

Et oui : les règles d’architecture des Anciens sont encore appréciées à ce jour

Etude de Create Streets : 87 % des gens préfèrent les quartiers de style traditionnel

Create Streets nous apprend via l’une de ses enquêtes que 87 % des répondants préfèrent vivre dans un quartier au style traditionnel, ou aller visiter un ami vivant dans ce genre de quartier.

Un fait souligné est que quasiment la moitié des personnes sondées préférant les quartiers au style moderne travaillent dans le milieu de l’architecture. Ils ne sont plus que 1/4 quand il s’agit de préférer les quartiers traditionnels. De plus, les prix d’architectures sont un indicateur inversé de la popularité réelle des bâtiments : les bâtiments les moins bien classés dans ces prix sont les plus appréciés du grand public, et sont le plus souvent de style traditionnel. Il y aurait donc une sphère minoritaire d’architectes décidant de ce qui doit être bâti à l’insu de l’opinion publique.

Cela expliquerait les nombreuses victoires de la gare de Metz aux concours de gares françaises ?

Le triomphe du Beau sur le laid

Si on en fait une méta-analyse grossière, 75 % des gens préfère l’architecture traditionnelle à l’architecture contemporaine.

Nous avons aujourd’hui grandement besoin d’appuyer ces données établies. Leur principale faiblesse est d’avoir été effectuées sur de petits échantillons d’individus (entre 120 et 290 répondants sauf la 1ère qui a atteint plus de 1000 réponses) et d’être peu nombreuses.

Qui sait, peut-être qu’Archikallos se chargera de créer une grande enquête sur l’opinion publique concernant l’architecture ?

En attendant, vous bénéficiez de 4 sources pour argumenter en faveur de vos convictions !

Un grand merci aux personnes ayant contribué à ces enquêtes.

Non : l’architecture n’est pas réservée qu’aux architectes.

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